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La genèse de l’IHEST

La confiance entre la société et la science garantit la bonne compréhension de la démarche scientifique, favorise la diffusion des résultats de la recherche et de l’innovation au profit de tous et la constitution d’une société de la connaissance. Elle est un facteur important de l’orientation des jeunes vers les carrières scientifiques. Il faut décloisonner, rapprocher science et société, et mieux intégrer la science dans les champs de décision.

Un projet inscrit dans le pacte pour la recherche

La décision de créer l’IHEST, lieu privilégié de débat sur les relations entre sciences et société et de formation à ces questions, est annoncée dans le Pacte pour la recherche du 5 novembre 2005 :

« .. il sera proposé la création d’un Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST). À l’instar des autres instituts de ce type, l’IHEST assurera une mission de formation et contribuera à la diffusion de la culture scientifique dans la société (pouvoirs publics, entreprises, associations, syndicats, chercheurs, enseignants, journalistes) et à l’animation du débat autour de la science et de ses progrès. »

Par lettre du 31 mars 2006, François Goulard, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche charge Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader de la mission de préfiguration de l’Institut, et ceci afin de permettre l’accueil d’une première promotion dès novembre 2006.
L’idée d’un institut dédié à la sensibilisation de responsables de haut niveau aux relations entre science, technologie et société avait été suggérée fin 2004, en analogie avec des instituts existants tels l’Institut des hautes études de la défense nationale, l’Institut national des hautes études de sécurité... Cette hypothèse avait été étayée par les recommandations des deux rapports successifs demandés par le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, à la directrice générale du CNAM, en décembre 2004, puis confié conjointement avec le ministre de l’Intérieur en avril 2005 au fondateur de l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure Jean-Marc Berlioz, inspecteur général de l’administration de ce Ministère.
Le rapport de Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, synthèse d’entretiens réalisés avec plus de 50 personnalités, remis en septembre 2006, propose les orientations, la pédagogie et le fonctionnement de cet institut.

« Cet Institut devra contribuer à renouveler le rapport de confiance entre la société et la science dans un contexte marqué par une inquiétude, voire une remise en cause de certaines évolutions scientifiques et techniques, par une complexité des organisations et des relations entre les acteurs, par une forte médiatisation et, corrélativement, par un intérêt affirmé des Français pour ces questions »

La confiance entre la société et la science garantit la bonne compréhension de la démarche scientifique, favorise la diffusion des résultats de la recherche et de l’innovation au profit de tous et la constitution d’une société de la connaissance. Elle est un facteur important de l’orientation des jeunes vers les carrières scientifiques. Il faut décloisonner, rapprocher science et société, et mieux intégrer la science dans les champs de décision.
Pour ce faire, l’IHEST réunira annuellement une promotion d’environ 45 auditeurs, en charge de responsabilités dans tous les secteurs d’activité socio-économiques. Ils partageront une démarche commune durant une année, marquée tout à la fois par une formation et la construction d’une intelligence collective. Ils constitueront, de retour dans la société, un réseau de personnalités engagées dans le débat public et la diffusion d’une culture scientifique. La succession des promotions doit contribuer aussi à la constitution d’un vivier de personnalités au service de la gouvernance de la recherche.

Les principaux axes de la pédagogie et des programmes sont définis dans ce rapport. Le cycle annuel de conférences, ateliers et voyages, s’organise sous forme de sessions d’environs deux jours, réparties sur l’année universitaire. Le choix d’une approche concrète, fondée sur l’étude d’objets du quotidien, d’objets de recherche sert de support à la confrontation des savoirs et aux débats. Il faut faire rêver, découvrir et réfléchir dans une approche délibérément comparative et internationale.

Cinq entrées thématiques structurent la programmation :
• l’état des sciences et de la prospective de la recherche, donner à comprendre les grands défis à venir, dégager les conditions de la découverte, son imprévisibilité,
• l’économie de la connaissance, l’innovation
• la philosophie, l’éthique, l’histoire des idées
• l’organisation de la recherche publique et privée, de l’enseignement supérieur, les relations public-privé,
• les interactions entre la science et la société : l’éducation, la culture, la politique, le débat public, le développement durable…

Dès son premier cycle exploratoire, en 2006-2007, l’IHEST se donne pour mission la sensibilisation et la formation de ses auditeurs, la diffusion de la culture scientifique dans la société et l’animation du débat autour de la science et de ses progrès.

Une expérience pionnière

L’IHEST a pu mener à bien ce premier cycle national, de novembre 2006 à juin 2007|Présentation du cycle national 2006-2007, grâce à la détermination de tous, du ministre aux responsables d’entreprises, d’établissements de recherche et d’administrations qui ont envoyé une première promotion d’auditeurs de grande qualité.
L’IHEST est alors placé sous l’autorité hiérarchique du directeur général de la Recherche et de l’Innovation (DGRI) et adossé aux services centraux du ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, au sein de la Direction générale de la recherche et de l’innovation. Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader a été nommée directrice déléguée de l’Institut. Elle monte une équipe opérationnelle légère de six personnes à l’ouverture du cycle en novembre.

vendredi 19 juin 2009, par Olivier Dargouge