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Rapport d’activité 2010

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Bertrand Collomb, président d’honneur du groupe Lafarge, président de l’IHEST

La crise financière et économique, les déficits publics de nos sociétés développées, le déplacement du centre de gravité de la croissance mondiale, la menace du changement climatique, la fréquence des catastrophes naturelles et la conscience accrue des risques technologiques ont plongé notre société dans une période d’incertitude et de doute, sans doute plus marquée encore en France que dans d’autres pays. Pourtant la puissance contenue dans les progrès de la connaissance reste considérable, et science et technologie sont plus que jamais nécessaires à la résolution de nos problèmes. Mais leur pleine utilisation suppose de nouveaux modes de décision, de débat sociétal, de dialogue entre les parties prenantes, ainsi que de management de la connaissance et de l’action.

Tout ceci est au cœur des formations que propose l’IHEST. En quatre ans et cinq promotions, l’IHEST a confirmé la pertinence de l’intuition et de l’analyse qui avaient conduit à sa création, et démontré l’impact positif de son action. Il est plus que jamais nécessaire que tous les décideurs, privés et publics, aient une meilleure conscience de la façon d’aborder et de gérer les enjeux scientifiques et technologiques. La contestation de la vérité scientifique et l’affirmation de son caractère relatif ont conduit certains à considérer que seuls les processus d’une société démocratique permettraient d’établir la vérité du moment. Nous courons ainsi le risque de nous voir ramener plusieurs siècles en arrière, à un moment où la recherche scientifique peinait à se dégager des préjugés sociaux ou religieux. Les citoyens sont sans aucun doute légitimes à décider des limites de l’utilisation de la science et de la technologie dans la société. Ils ne sont pas légitimes pour autant à décider de ce qu’est la connaissance scientifique à un moment donné.

La « démocratie » de la connaissance scientifique peut signifier que cette connaissance doit être démocratiquement accessible au plus grand nombre, mais pas qu’elle doit résulter d’un consensus politique, social ou culturel. Il est d’autant plus essentiel que l’accès à la connaissance scientifique ne soit pas réservé à quelques uns et que la communauté scientifique ne s’enferme pas dans un splendide isolement. Les scientifiques qui refusent de dialoguer avec les non initiés, en arguant de leur incompétence, ont tort autant que ceux qui prétendent décider de la science à leur place.

C’est bien sûr le propos même de l’IHEST que de favoriser ce débat et cette compréhension mutuelle. C’est pourquoi l’IHEST poursuit résolument la mise en œuvre de l’ensemble de ses missions, de formation et d’information du débat public, attentif à l’évolution des besoins de la société dans ses rapports à la science et à la technologie. Il bénéficie dans sa démarche du dynamisme et de l’extension du réseau de ses auditeurs et peut s’appuyer sur un nombre croissant de partenaires nationaux et internationaux.


Bertrand Collomb

Président de l’IHEST

Une capacité nouvelle et originale d’analyse des rapports science-société

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Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader
Directrice de l’IHEST

Chaque promotion de l’IHEST se révèle différente, riche de ses individualités, de ses cultures et de l’intelligence partagée qu’elle construit tout au long du cycle annuel. Cette expérience humaine a une profonde valeur pour nous tous. À travers l’action du réseau qui compte depuis 2010 plus de 200 responsables, et la poursuite de nos missions, nous avons créé collectivement une capacité nouvelle et originale d’analyse des rapports science-société. Les activités de formation ont été la première étape de constitution d’un vivier d’auditeurs d’une grande diversité. Cette réserve citoyenne constitue le socle sur lequel se développe désormais la capacité d’anticipation des débats publics impliquant les relations science-société, au travers notamment de la mise en place des premiers cercles de réflexion de l’IHEST en 2010. Les activités de l’IHEST ont donné naissance à un corpus de questionnements et d’analyses qui a atteint en 2010 un seuil permettant à l’Institut de produire et de diffuser des contenus à forte valeur ajoutée. Questions vives, la collection lancée en 2010 par les éditions Actes Sud et l’IHEST, est l’illustration de cette faculté à restituer à l’ensemble du corps social ses travaux et ses observations. La succession de deux cycles nationaux, la première convention des auditeurs, une université européenne d’été, des rendez-vous Paroles de chercheurs, des Rencontres régionales et des réunions de cercles de réflexion ont rythmé cette année 2010. Les thèmes annuels sur les frontières de la science et de la technologie puis sur la créativité ont soustendu les réflexions de l’IHEST, ouverts de nouveaux horizons et enrichis ses contacts nationaux et internationaux. L’IHEST, en 2010, a déployé un ensemble cohérent et complet d’activités répondant aux trois termes de sa mission (formation, diffusion et animation du débat public), en s’attachant à jeter les bases d’une culture scientifique et technique en phase avec l’évolution de notre société et de ses besoins. Le déroulement de l’année s’est inscrit dans cette logique et a permis de jeter des jalons significatifs pour l’avenir. La structure légère, souple et réactive de l’IHEST est un atout et celle-ci, en tant qu’établissement public, a fait la démonstration de son efficacité, de la qualité de sa démarche et de la rigueur de sa gestion comme ce rapport en témoigne.


Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader,

directrice de l’IHEST

Editorial du Rapport d’activité 2010 de l’IHEST

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Rapport d’activité 2010 de l’IHEST (PDF -4Mo)

lundi 7 novembre 2011, par Olivier Dargouge