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Questions vives

Partager la science : l’illettrisme scientifique en question

Collectif sous la coordination de Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, directrice de l’IHEST
co-édition IHEST/Actes Sud

Ecouter le débat avec Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, Mathias Girel, Michel Lussault et Heinz Wissmann "La culture dans la cité" :

Débat enregistré le 18 mars 2013 à l’occasion de la sortie de l’ouvrage Partager la science, l’illettrisme scientifique en question.

La science est-elle bien « partagée » ? À quelles conditions peut-elle l’être ? La science suscite souvent un sentiment d’opacité, responsable d’une in différence, d’une inquiétude, voire d’une suspicion du public. Comment leur substituer un intérêt pour la science, ses méthodes, ses résultats et une authentique prise de conscience des questions scientifiques et de leurs enjeux de plus en plus prégnants dans notre société ?

Cet ouvrage, le quatrième de la collection « Questions vives » est parti d’un étonnement devant le néologisme Scientific illiteracy, courant outre-Atlantique : le terme d’“illettrisme” scientifique le traduit imparfaitement car il ne s’agit pas seulement de l’acquisition scolaire d’un savoir minimum mais bien d’une capacité globale à s’informer, c’est-à-dire, au sens propre, à se former une conscience et à faire siens les fruits, comme les interrogations, de la science.

Le défi qui se présente ne tient pas à l’absence de savoirs, qui n’ont jamais été autant accessibles, mais à la difficulté qu’il y a à les articuler. Avec l’abondance océanique de l’information, l’illettrisme prendrait en ce sens la forme d’une incapacité d’avoir des raisons de choisir et de hiérarchiser, d’articuler. Or cette articulation se fait d’abord dans et par le langage, c’est l’objet de la première partie du livre. Comment traduire en langage clair ce qu’énoncent certaines disciplines en langage si spécialisé et techniciste ? Que peut-on dire d’une science pour en dire au moins quelque chose ?

La seconde partie de l’ouvrage aborde les enjeux démocratiques d’un meilleur partage des sciences, mais aussi le fait qu’une part de l’ignorance n’est pas seulement subie, mais bien parfois produite activement, à travers des stratégies de mise en doute des résultats et du consensus scientifiques.

Dans la troisième partie, l’illettrisme scientifique est entendu comme une incapacité à mobiliser dans sa vie quotidienne ce que l’on a appris de science. Dans ce processus, la première éducation est bien sûr primordiale, et c’est une question légitime que de demander qu’elle est sa contribution à la formation d’une culture scientifique .

Les auteurs :

Jean-Pierre Bourguignon, Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, Coordinatrice, Sook-Kyoung Cho, Goéry Delacôte, Marc J. De Vries, Gérard Férey, Joan Ferrini-Mundy, Stéphane Foucart, Mathias Girel, Micheline Hotyat, Olivier Houdé, Rosa Issolah, Etienne Klein, Roberto A. Kraenkel, Hervé Le Guyader, Pierre Lena, Michel Lussault, Clare Matterson, Didier Miraton, Jean-Marc Monteil, Stéphane Natkin, Heinz Wismann

Enfin, la question de l’illettrisme scientifique apparait, dans ces cultures très différentes, la cible de politiques diverses d’éducation et de sensibilisation. Comment d’autres pays, comme l’Angleterre, les Pays-bas, le Brésil, la Corée ou les pays du Maghreb, envisagent-ils la solution du problème crucial, mais si complexe du partage des sciences.
En déployant les multiples facettes du sujet, acteurs et témoins croisent leurs analyses et dégagent des lignes de force dont on doit espérer qu’elles sauvegarderont l’adhésion du public dans l’avenir de la science.

FORMAT : 11,5 x 23 cm / Ouvrage broché / 332 PAGES / 27,95 €

mercredi 13 mars 2013, par HUCHERY Mélissa