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Promotion Emilie du Châtelet 2015

Utilisation des eaux usées retraitées pour l’irrigation

La question de l’utilisation des eaux usées retraitées pour l’irrigation, que cette irrigation concerne des sols de loisirs (golfs, jardins publics) ou l’agriculture à des fins alimentaires, questionne fortement à la fois les pratiques de consommation, de production et les politiques publiques. Engageant fortement un rapport intime à un élément vital, l’eau, elle fait en France l’objet d’une controverse qui aujourd’hui ne lui permet pas de figurer parmi les pratiques installées d’une économie plus circulaire.

Quelques chiffres : l’eau douce disponible et accessible à l’humanité, représente 0,001% de la masse d’eau planétaire, soit un volume de 10 000 à 14 000 km3. L’humanité prélève et redistribue 30% de cette eau, soit 4000 km3, sachant que l’agriculture en est la plus grosse consommatrice (70%). L’industrie, elle, en consomme 22% et les municipalités se répartissent les 8 derniers pourcents.

En France, 33 km3 sont prélevés (env. 20% des ressources disponibles et renouvelables). Une grosse moitié est utilisée par les centrales nucléaires, puis viennent les municipalités (19%), l’agriculture (14%) et l’industrie (12%).
Un stress hydrique bien présent et croissant : L’Europe va connaître des difficultés en approvisionnement de son eau douce dans les prochaines décennies : environ un quart de ses territoires est déjà en déficit d’eau pluviale, donc sensible à la moindre évolution démographique ou climatique.

La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) peut être une réponse à ce stress hydrique pour certains besoins tels que l’irrigation. Une telle réutilisation est déjà fréquente dans d’autres pays du monde : Californie, Golfe Persique, Israël, Tunisie, Espagne, Italie. La France, quant à elle, rejette à 98% ses eaux usées dans les hydro-systèmes (nappes, rivières, mer…) : elle ne réutilise que 19 000 m3/jour d’eaux usées retraitées dans l’irrigation, quand dans le même temps l’Espagne en utilise près de 1 million par jour.

Pourquoi un tel retard ? Quels sont les obstacles qui limitent la réutilisation des eaux usées retraitées en France à des fins d’irrigation (agriculture liée ou non à l’alimentation, parcs et jardins, golfs) ?
La liste de nos étonnements égraine un certain nombre d’obstacles potentiels à cette démarche. Nous avons choisi de n’en retenir que quelques-uns.

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Utilisation des eaux usées retraitées pour l’irrigation

lundi 31 août 2015, par HUCHERY Mélissa