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Paroles de chercheurs

Le Japon est-il encore le pays de l’innovation par excellence ?

Jeudi 02 février 2017 (18h30 – 20h00)

Amphithéâtre Constant Burg
Institut Curie - 12 rue Lhomond,
Paris 5ème

Modérateur :

Joris Zylberman, cofondateur et rédacteur en chef d’Asialyst.com

Intervenants :

Damien Durand, journaliste spécialiste du Japon, notamment pour France Soir, Le Figaro et d’autres médias
Abderrahmane Kheddar, membre de l’Académie des Technologies et directeur du Laboratoire franco-japonais en robotique (CNRS/AIST)

Dans les années 1970-80, le Japon était, au niveau mondial, le nouveau leader de l’innovation. Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui, dans les années 2010 après plusieurs décennies de marasme économique ? Pourquoi l’Iphone n’a-t-il pas été créé par une entreprise nipponne ? Pourquoi un Sud-Coréen est-il devenu le concurrent d’Apple, et pas un Japonais ? C’est comme si le pays du soleil levant semblait éclipsé, semé dans la course globale à l’innovation. Par ailleurs, la nouvelle "culture start-up", dont la Silicon Valley a accouchée, semble plus difficilement applicable à une économie japonaise. D’aucuns affirment que cette dernière est centrée sur l’amélioration de sa chaîne de production, alors que le système financier n’est pas naturellement sensible aux besoins des start-up et que la fiscalité ne favorise pas la création d’entreprises innovantes en quête de levée de fonds rapide. Pourtant, il serait faux d’affirmer que le Japon est sorti de l’Histoire. En témoigne l’exemple de Softbank, géant nippon de l’Internet et des télécommunications, très dynamique dans la technologie mobile, l’Internet des objets ou l’intelligence artificielle.

En outre, il ne faut pas oublier que le Japon reste en pointe dans maints domaines d’innovation, en particulier dans la robotique. Avec le numérique, les automates des chaînes de production de Mitsubishi Electric travaillent désormais en mode connecté, bousculant l’organisation des usines du futur. Certains parlent de "troisième révolution industrielle" : les robots pourront communiquer et acquérir de l’expérience afin d’affiner leurs gestes et savoir réagir en cas d’imprévu. Pourquoi le Japon est-il en avance dans ce domaine ? Est-ce une question de culture ou bien est-ce lié à la situation particulière d’un pays qui a bâti son miracle économique sur l’automation, faute de ressources naturelles ?

mardi 8 novembre 2016, par HUCHERY Mélissa