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Cycle national 2016-2017

Session 7 : Regards croisés

Paris • 8 - 10 mars 2017

Les terrains d’études : Pays-Bas, Japon
Avec l’IHEDN, La dissuasion nucléaire

Une session de regards croisés… et de bagages

Comment passer du point d’équilibre entre pouvoir politique et pouvoir économique pour trouver la place de l’expert, à la fertilisation réciproque des imaginaires de l’art et de la science ? Cela reste un mystère à l’heure de cet éditorial. C’est avec une bonne dose de réflexion et une belle pratique de la confiance, que des fils se tisseront entre les douze thèmes des posters de la promotion Irène Joliot Curie. Les regards s’y croiseront et se recroiseront pendant la matinée du 8 mars autour d’activités des relations science-société : penser, savoir, former, évaluer, freiner, désirer. Rien dans la case « défendre », des regards manquent dans ce grand entrecroisement. Ils se trouveront le 9 mars, dans cette session commune avec l’Institut des hautes études de défense nationale. Le sujet, La dissuasion nucléaire, a quelque chose d’exotique au regard des réflexions des posters. C’est pourquoi l’appui d’un auditeur expert aidera à ouvrir les regards à ces nouveaux croisements.

Le croisement, c’est aussi celui du retour et du départ, du rangement et de la préparation des bagages. Les Pays-Bas et le Japon ne sont pas si distants. N’avons-nous pas entendu dire à plusieurs reprises qu’il y avait des formes complices entre la culture des Pays-Bas et celle du Japon ? Elles ne sautent pas aux yeux. Il faut fouiller l’histoire. Les relations formelles entre ces deux pays ont débuté dès 1609 par des accords commerciaux. Pendant longtemps, les Pays-Bas ont été les seuls à avoir des accords avec le Japon enclos sur sa souveraineté. Rappelons-nous que monsieur Veldhuis nous a livré les trois forces qui façonnent l’âme néerlandaise : la lutte contre l’eau, le protestantisme et les ilots culturels. On peut trouver des analogies… Avec les japonais, les néerlandais n’avaient peut-être pas besoin de se parler pour se comprendre, mais les armes ont aussi aidé à sceller la confiance. Quand, en 1637, les japonais chrétiens se sont révoltés contre le shogunat Tokigawa, les néerlandais n’ont pas hésité à fournir leur aide pour les mater. S’en est suivie l’expulsion de ceux qui avaient aidé les rebelles, à savoir les nations chrétiennes, qui commençaient à installer des comptoirs. Parmi elles le Portugal a quitté le comptoir établi sur l’Ile de Dejima. Il a été rapidement repris par les Néerlandais, incités en cela par le shogunat qui préférait tout de même tenir le commerce des hollandais à distance... les analogies ont leurs limites. Pour croiser les réflexions et préparer celles à venir nous accueillerons des chercheurs français spécialistes et investis au Japon. Nous vous invitons à assister aux « Paroles de chercheurs » qui s’ensuivront. C’est l’ultime événement de la série sur le Japon préparée en partenariat avec Asialyst.com. Au-delà des regards, des réflexions et des paroles, ce sont les expériences qui se croiseront.

Muriel Mambrini-Doudet
Directrice de l’IHEST

mardi 7 mars 2017, par HUCHERY Mélissa