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L’enquête

Présentation de l’Atelier l’Enquête

Orientations générales

Parler d’enquête c’est évoquer tout à la fois une activité banale du quotidien, l’aventure romanesque du détective, le recueil d’opinions du sociologue ou de l’institut de sondage, la collecte minutieuse des indices du policier ou les rigoureuses observations et mesures de l’expérience du scientifique. Le mot enquête recouvre des formes d’activités individuelles et collectives multiples, dans nombre d’aspects de la vie quotidienne et professionnelle.

L’enquête mène aussi bien à la déclinaison d’une théorie ou à sa formulation qu’aux opérations expérimentales en vue d’une découverte ou à la recherche d’indices permettant de se prononcer sur les causes et les circonstances d’un événement particulier.

Avec les nouvelles technologies, la multiplication des capacités de détection, la fluidité des échanges mondiaux, les nouvelles formes d’imprévisibilité que science et technologie génèrent, peut on mener l’enquête comme on l’a toujours menée et peut on encore le faire seul ou isolé dans son unique environnement professionnel ?
La formation ne s’intéressera pas aux résultats de l’enquête, mais à la façon dont elle se « met en marche » et dont elle est conditionnée et aboutit à un résultat fiable. Elle dévoilera ce qu’il y a de commun et de différent dans les processus destinés à faire émerger la connaissance.

L’IHEST et ses partenaires, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice (INHESJ), proposent une formation véritablement transculturelle et multidisciplinaire. Elle fournira aux participants l’occasion d’enrichir leur pratiques, d’anticiper les évolutions et leur fournira des clés pour déployer de nouvelles formes d’enquête.

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Objectifs

La formation propose aux participants de passer à travers ce que l’on sait des démarches d’investigation et de leurs enjeux actuels par un processus d’enquête dans l’enquête.
Chaque journée marquera une progression dans les séquences de construction de cette nouvelle forme d’enquête :

• les nuances de l’enquête,
• les sources de variation de l’enquête sous influence
• les formes d’hybridation et le partage de l’enquête

Séquences de la formation

La formation se déroulera en trois journées les vendredis 19 mai, 02 juin et 23 juin 2017.

Chaque journée sera organisée dans des lieux emblématiques de « l’enquête » :

• Le siège du Centre national de la recherche scientifique, CNRS, une institution emblématique et incontournable de la recherche publique qui couvre tous les champs disciplinaires de la connaissance

• L’Institut de recherche criminelle de la la Gendarmerie nationale, IRCGN. Analyse d’ADN, comparaison de voix enregistrées, identification de victimes ou de débris de véhicules, analyse balistique, palinologie..., la deuxième journée à, sera une véritable immersion dans un lieu emblématique de la criminalistique (sous réserve)

• L’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, INHESJ, qui intervient notamment dans les domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques.

Programme

Paris, CNRS - 19 mai 2017

Les nuances de l’enquête

La première journée mettra en évidence les spécificités et éléments communs de l’enquête selon les domaines dans lesquels elle s’exerce, physique, biologie, sociologie, histoire, criminologie, criminalistique, justice ou journalisme. Au-delà des différences et éléments communs, un constat, il faut souvent inventer une méthode, créer des dispositifs, élaborer des modèles pour que les faits se révèlent. En quelque sorte l’enquête « transforme » la situation qu’elle tente d’expliquer. La nature précise de cette intervention est à explorer. Qu’est-ce qui caractérise les « données », les « indices », sur lesquels repose l’enquête et que faut-il faire pour les rendre exploitables ?

Au programme

  • Des interventions de scientifiques et magistrats de stature internationale
  • Des travaux collectifs pour repérer les constantes et les nuances des démarches

Cergy-Pontoise, IRCGN (sous réserve) - 2 juin 2017

L’enquête sous influence

L’enquête, comme toute activité, est soumise à des influences extérieures, économiques, politiques, sociales, qui peuvent la faciliter ou la contrecarrer. Cette dimension peut apparaître dans des démarches policières mais sembler inconcevable dans des démarches scientifiques. Des mobilisations collectives peuvent exercer une pression pour que des enquêtes aient lieu. Des manœuvres stratégiques peuvent tenter de retarder, pour des raisons politiques ou économiques, l’émergence d’un consensus scientifique, comme on le voit dans le cas du tabac ou de l’origine anthropique du réchauffement climatique. Et bien évidemment la dissimulation ou la falsification de preuves, comme les pressions sur les témoins, dans l’enquête policière ou judiciaire font les beaux jours du roman policier comme de la chronique des faits divers.
Cette deuxième journée considèrera l’enquête comme une activité, ô combien humaine. Inscrite dans un écosystème vaste, elle présente les mêmes fragilités et sources de variations ou de nuances que nombre d’autres entreprises humaines.

Au programme

  • Des témoignages sur le déroulement d’enquêtes, leur périmètres, leurs échecs...
  • Des travaux collectifs pour caractériser les interdépendances, les influences...
  • Un partage des pratiques pour enquêter dans un champ de forces.

Paris, INHESJ - 23 juin 2017

Le partage de l’enquête

Cette dernière journée s’intéressera au partage des connaissances entre acteurs. De quelle manière les acteurs s’organisent-il pour partager l’enquête ? Quel est le rôle des victimes et de leurs familles dans l’enquête policière et judiciaire ? Quelle est la place du témoin dans l’enquête historique ou journalistique ? Comment les mouvements d’ouvertures à la société redéfinissent-ils les frontières entre les acteurs traditionnels de l’enquête, experts, chercheurs… et les citoyens ?
L’enquête est un processus qui peut être « distribué », c’est-à-dire réparti sur un collectif dans lequel chacun assume un rôle. Comment s’effectue ce partage de l’enquête ? Comment fixer le périmètre du collectif qui prend effectivement part à l’enquête ? Quelle place faire à certains acteurs de plus en plus influents comme les fondations, mécènes, associations ou ONG internationales ? Les « sciences participatives » représentent-elles un exemple d’élargissement de l’enquête ? Enfin où s’arrête l’enquête et comment les résultats sont-ils partagés avec le cercle plus vaste des « profanes » ?

Au programme

  • La construction de propositions collectives
  • Des penseurs grands témoins
  • Un dialogue sur les suites de l’enquête
  • Des regards partagés et les conclusions de l’atelier

Pédagogie

L’Atelier alterne présentations d’experts et travaux de groupes encadrés par des animateurs. Ces travaux collectifs de réflexion suivent la progression générale d’une enquête, afin de réaliser une immersion des participants au cœur du processus d’investigation sur des sujets de réflexion concrets.

Chaque participant a déjà, dans une circonstance ou une autre, « mené l’enquête ». Le premier travail de groupe vise le partage et le recensement d’informations, le second est d’établir la liste des variables et le troisième à exposer les résultats de l’enquête dans l’enquête.

Poser sa candidature à l’Atelier "L’enquête"

mercredi 15 février 2017, par HUCHERY Mélissa